Emplois concernés

Les formations s’adressent aux personnes en charge des questions de régulation de la société numérique, tant dans les instances de régulation que chez les opérateurs de réseaux ou prestataires de services, et dans les administrations de tutelle.

Les métiers ciblés sont les responsables de services de régulation et leurs personnels, en charge des questions associées à la mise en œuvre de la régulation (entrée sur les marchés, suivi et contrôle des opérateurs et prestataires, régulation de l’interconnexion, des ressources rares, du service universel,  des contenus, des données, etc.).

Ces métiers sont assez diversifiés et font appel à de multiples compétences, techniques, économiques, managériales, juridiques, etc. La capacité à œuvrer dans un environnement pluridisciplinaire est donc essentielle ainsi que l’ouverture sur des disciplines complémentaires de la sienne.

Ces métiers comprennent une dimension analytique (savoir analyser une situation de marché), une dimension juridique (quels sont les instruments de régulation à disposition) et une dimension stratégique (préparer les décisions de régulation). Ces tâches sont présentes tant du côté des régulateurs ou administrations de tutelle que du côté des opérateurs. La circulation des compétences entre instances de régulation et opérateurs est d’ailleurs fréquente, et ce dans les deux sens.

Les fonctions visées dépendent de l’organisation administrative des instances de régulation tout comme de l’étendue de leurs compétences, en fonction des réglementations nationales. On peut néanmoins citer ici :

  • Responsable d’un service de régulation, que ce soit dans le domaine technique (par exemple gestion des fréquences) ou dans un domaine économique ou juridique (marchés des opérateurs, règlements des litiges, contrôle des contenus, etc.)
  • Responsable d’un service des affaires réglementaires, au sein d’un opérateur ou d’un prestataire, ayant la charge d’élaborer les propositions aux régulateurs, de répondre à leurs demandes et d’élaborer la stratégie réglementaire d’un opérateur ;
  • Expert d’un service de régulation ou d’un service des affaires réglementaires
  • Profession d’assistance aux services de régulation ou aux services des affaires réglementaires (avocats, consultants, etc.).
  • Responsable de services administratifs ou de services opérationnels nécessitant une excellente compréhension des questions réglementaires ; de plus en plus, les questions réglementaires impactent l’exercice courant de nombreuses fonctions dans les administrations ou chez les opérateurs économiques ; par exemple, la prise en compte de la cybercriminalité ou des questions relatives aux données personnelles s’impose dans des administrations et fonctions opérationnelles de plus en plus larges ; les activités marketing des agents économiques du numérique sont parfois contraintes par les questions réglementaires.

Les candidats et diplômés appartiennent principalement à quatre catégories d’employeurs:

  • Les instances de régulation intervenant dans le numérique ; il s’agira avant tout des autorités de régulation sectorielle (communications électroniques, audiovisuel et contenus, données personnelles) mais qui peuvent être dans les pays en développement multisectorielles (postes, transports, énergie…). Ces autorités peuvent être strictement sectorielles (régulation ex-ante) ou posséder une compétence technique (régulation des fréquences par exemple) et avoir une compétence en matière de régulation de la concurrence (régulation ex-post). Ces instances sont des autorités administratives généralement « indépendantes » qui comprennent de 50 à 200 salariés, selon leurs compétences.
  • Les opérateurs économiques du numérique, notamment les opérateurs de réseaux ou prestataires de services de communication électronique, y compris les diffuseurs audiovisuels et les opérateurs de services internet. Ces opérateurs sont relativement peu nombreux (d’une dizaine à une centaine selon les pays en développement), mais fréquemment très internationalisés, avec des équipes nationales chargées des affaires réglementaires (quelques personnes par opérateur) ; des fonctions de plus en plus nombreuses de ces opérateurs sont impactées par les questions réglementaires et concernent donc des salariés en nombre croissant. Ces opérateurs emploient de quelques dizaines de personnes à quelques milliers, selon leur surface économique.
  • Les administrations de tutelle (directions centrales des Ministères) sont de plus en plus concernées par les questions réglementaires.
  • Enfin, il existe un tissu de prestataires de plus en plus nombreux s’intéressant de très près aux questions réglementaires, notamment des grands cabinets d’avocat, les cabinets d’expertise comptable, les consultants se spécialisant sur le secteur du numérique et les cabinets d’expertise technique (par exemple mesure de la qualité de service des réseaux, enquêtes de satisfaction, bureaux d’ingénierie des réseaux, etc.). Ces prestataires assistent les régulateurs, les opérateurs économiques ou les administrations dans l’exercice de leurs tâches.

Le secteur du numérique peut représenter aujourd’hui dans les pays en développement de 5 à 10% du PIB. Sa régulation devient primordiale.

Les responsabilités et autonomies des postes ciblés sont celles caractérisant des cadres supérieurs devant relier analyse et élaboration stratégique. Le niveau de décision qui est associé à ces postes est relativement élevé et majeur dans les contextes économiques d’intervention.